Vendredi 30 mars 2007
Le métro était bondé et j'attendais que les portes se referment pour m'appuyer tout contre. Quand la sonnerie a retentit, quelques usagers se sont précipités et on leur a fait une petite place en ronchonnant dans nos barbes qu'on était déjà assez serrés comme ça. Une silhouette s'est dessinée au loin. Une chose informe au visage tuméfié s'élançait vers le wagon. Le nez rouge de plaques et de boutons buboniques prêts à exploser,  un oeil crevé et purulent, chaque parcelle de peau infectée de pustules aux formes diverses et variées, le frère jumeau de Freddy, en pire. Il courait vers nous la bave aux lèvres et je sentais autour de moi toute la terreur silencieuse, le dégoût sur chaque visage et les cris d'effroi qui ne sortaient pas :
- Fermez les portes, fermez les portes ! Au secours, aidez-nous !!
- Allez démarre, allez !
- Mon Dieu, si ça m'explose à la gueule, est-ce que je vais mourir ?
On se croyait serrés mais on ne l'était pas tant que ça. Un mouvement de panique a compressé tous les passagers vers l'arrière, étouffant ceux qui y étaient déjà. A la dernière seconde, l'homme a réussi à s'engouffrer et chacun d'entre nous a baissé les yeux ou posé son regard un peu plus loin. Intéressant le plan de métro, moi j'aime bien la ligne 9. Fait beau aujourd'hui, n'est-ce pas ?
A la station suivante, la moitié du wagon est sortie dans une précipitation un peu honteuse. Ce ne sont pas des choses qu'on avoue facilement. On ne peut pas dire que c'est politiquement correct de reconnaître ouvertement : j'ai été prise à la gorge par la laideur et j'ai eu envie de vomir mes tripes tellement cet homme était repoussant.
Il vaut mieux penser que la beauté intérieure est la seule qui compte. Mais c'est pas demain la veille, dans notre société aseptisée et biactolisée qu'on pourra accepter simplement de discuter avec ce genre de personne au physique ingrat, sans penser lui dire à un moment : Et dites-moi, vous allez faire quelque chose pour cette vilaine peau ? Non, parce que là vraiment, c'est pas possible. Pensez aux enfants qui risquent de vous croiser dans la rue. C'est traumatisant !
par Le cochon dingue publié dans : Cochon dingue
Mercredi 28 mars 2007
Retranscription d'une discussion très sérieuse avec un graphiste qui avait l'air normal au premier abord :

- Tu sais que j'ai vu une vidéo sur dailymotion, ça raconte comment s'est vraiment passé le 11 septembre. Les Américains ont fait péter eux-mêmes les tours avec l'aide de la CIA.
- J'ai déjà entendu cette théorie.
- On se fait manipuler par les gouvernements, la presse, etc. En fait, le monde est dirigé par 7 personnes qui font partie de la secte des francs-maçons. Bush, Al Gore, tous nos dirigeants adhèrent à ce groupement secret.
J'ai même vu une vidéo où une petite fille racontait qu'elle avait été violée par des maîtres maçonniques, adeptes du grand fourchu. En fait, ce sont des satanistes.
- N'importe quoi... Toi, tu as fumé trop la moquette hier soir. Tu crois tout ce que tu vois sur Dailymotion alors que tu viens de me dire qu'on n'arrêtait pas de se faire manipuler. Si demain, je me filme en disant que j'ai subi des expérieriences extraterrestres, qu'on m'a enlevée et clônée, que mes autres "moi" sont prisonnières dans un garde-manger à l'autre bout de la galaxie et que je supplie la communauté internationale de parlementer avec les aliens, tu me croiras ?
Silence.
- Oui, parce que les aliens sont déjà parmi nous. Ils ont le contrôle de la planète.
- Avec les francs-maçons ?
- Et Hollywood.
- Quel rapport avec Hollywood ?
- Ils nous manipulent avec tous leurs films de SF. C'est pour nous préparer petit à petit à l'idée qu'ils sont là.
- Si j'avais su que Brad Pitt était en fait un petit gris... Là tu viens de casser un mythe, je suis trop déçue. Mais je comprends maintenant pourquoi les frères Bogdanov ont cette tête bizarre : Ils nous préparent visuellement à nos futures modifications génétiques. C'est pas con !
- Tu verras... A mon avis c'est pour bientôt.
- Mais je le sais déjà, dis-je avec un grand rire maléfique en remuant les petits doigts. Viens nous rejoindre, petit Padawan, nous ne sommes pas si méchants.

Le graphiste est reparti en haussant les épaules : Comprend rien cette meuf, pourtant je l'aurais prévenue !
Il m'a bien fait flipper n'empêche. Qu'une colonie d'aliens débarquent sur la terre pour nous bouffer, passe encore... Mais que des mecs comme lui aillent voter le mois prochain, non, là c'est trop pour moi...
par Le cochon dingue publié dans : Cochon en agence
Lundi 26 mars 2007

- Bonjour madame, je voudrais une boîte de dvd, s'il vous plaît.
- Oui, -R ou +R ?
- C'est quoi la différence ?
- Il y en a qui sont - et d'autres qui sont +
- Oui, ça j'ai compris, mais techniquement il y a bien une différence ?
- Oui, vous pouvez prendre les - ou vous pouvez prendre les +
...
Elle se fout de ma gueule ou quoi.
- Vous préférez lesquels ?
- Mais je ne sais pas moi, ce n'est pas comme si je choisissais un parfum de glace ! Il me faut des dvd qui se lisent partout, alors je dois choisir quoi ?
- Ca dépend
- De quoi ?
- Si vous prenez les +R, vous devrez les lire sur des lecteurs dvd+
- Et les -R sur des lecteurs -, c'est logique...
Je vous passe la suite de cette discussion complétement stérile. Finalement comme je suis une fille optimiste et positive, j'ai pris les+.
Sauf que c'était le mauvais choix.
Je hais la vidéo...
J'avais fait mon montage, nickel. On avait prévu une date depuis 2 mois et Fabien avait invité ses amis pour l'occasion. J'étais plutôt fière de mon travail. A midi, en déjeunant, j'avais regardé pour la énième fois le film de son mariage sur ma télé 90cm, c'était ma-gni-fique ! Franchement, je suis balèze, si un jour je me retrouve au chomage, je me recyclerais en monteuse de films de mariage.
Le soir, je me prépare, je prends le dvd et mon disque dur externe, on ne sait jamais. Je pars chez Fabien, à Etrechy, petite bourgade provinciale, très très loin à l'étranger, pratiquement au terminus de la ligne du RER C.
En fin de soirée, on s'installe tous devant la télé. Et là horreur, le dvd ne passe pas ! A cause de cette connerie de +R et -R. Consternation dans l'assemblée, Deudeu propose de lire le film sur son iMac portable. Ca ne marche pas non plus. Je branche alors mon disque dur externe où j'avais enregistré le film en avi.
- C'est quoi l'avi ? demande quelqu'un dans l'assistance.
- C'est la version intégrale, répond quelqu'un d'autre.
pffff... Je suis trop blasée pour répondre que non, en fait c'est un de leur putain de formats, avi, mpeg1, 2, 3 ou 4, DivX, XviD, VP3, 3ivX. PAL ou NTSC, ne pas confondre tous ces machins de bidules et codecs qui se lisent sur certains lecteurs et pas d'autres, qui sont compressés ou pas, compatibles aux USA mais pas en Europe ou l'inverse. Je vous avais déjà dit que je haïssais la vidéo ?

Finalement on s'est retrouvés à 10 autour de l'iMac. Avec un écran si petit, même pas du 15", même pas du 13", un minuscule 7", autant regarder le film sur mon téléphone portable !
En plus le son était tellement bas qu'on entendait pratiquement rien.
"Ah ouais c'est toi, hahaha. Chuuuut. Qu'est-ce qu'il a dit ? C'est qui là ? Hein ? Pousse-toi, je vois rien. Chuuut. Mais chuuut. Arrête de dire chuuut, j'entends rien. Vous allez vous taire oui ? Oh, j'ai une voix horrible sur la vidéo ! Mais nooon. Mais si et j'étais grosse en plus. Mais nooooooooon. Mais chuuuuutttt ! Oh, Arrêtez de dire chuut maintenant."

Voilà... Tout ça pour ça. Finalement je ne vais pas me recycler en monteuse de films de mariages, je vais me recycler en vendeuse de dvd.
- Bonjour madame Cochon, je voudrais des dvd.
- Bien sûr, +R ou -R ?
- C'est quoi la différence ?
- ben, il y a les + et les - !
Alala... Les gens posent vraiment des questions à la con.

 

par Le cochon dingue publié dans : Cochon dingue
Mercredi 21 mars 2007

Marie Ingalls était toujours la 1ère partout. J'étais sûre qu'elle aurait fini sa compta à temps, avec zéro centime d'erreur et qu'elle aurait rempli tous les formulaires sans perdre une seule facture en route... Enervant.

Alors que moi, la moitié de mes tickets de caisse avait disparu dans mon bordel, l'autre moitié s'effaçait déjà sur le papier pourri et je m'y étais prise comme d'habitude au dernier moment pour essayer de comprendre quelque chose à mes cours.
Et puis j'ai reçu la lettre fatidique de mon association de gestion agrée :

Le 19 mars 2007, dernière limite, veuillez nous déposer votre dossier complet comprenant :
Le formulaire 2035, le formulaire DAS2, le formulaire CA 12, le tableau des immobilisations, la balance, le livre journal, les appels de cotisations de la MDA et une enveloppe timbrée de 1€30.

Ca s'annonçait mal... De toute la liste je ne comprenais que les mots enveloppe et timbre. Au moins, c'était à ma portée. Quant au reste, il ne me restait que 4 jours pour faire toute ma compta de l'année et remplir les bons chiffres dans les bonnes cases sans me planter.
Après 3 jours à pleurer ma mère, j'ai fini avec une erreur de 7€43.
Pas grand chose 7€43 sur un millier d'écriture ! J'étais plutôt fière de moi.
J'appelle Marie Ingalls à l'aube du dernier jour, le 19 mars 2007.
- Tu sais, j'ai une erreur de 7€43. Mais ce n'est pas grave non ? En plus c'est à mon désavantage !
- Oh putain, ça craint trop !
- Mais nooonnnn... Tu crois vraiment que ça craint ?
- Carrément, il faut que ce soit au centime près. Revoie tous tes comptes.
- Mais j'en ai pour des heures et je dois rendre le dossier aujourd'hui et je n'ai pas rempli mes formulaires.
- Bon courage !

Marie Ingalls m'a toujours exaspérée. J'aimerais être elle et avoir une calculatrice dans la tête. Malheureusement ce n'est pas le cas. J'ai dû reprendre tous mes relevés de comptes et trouver l'erreur.
Evidemment elle se cachait au mois de décembre, le dernier mois, la dernière feuille, c'est toujours comme ça !
Après la dernière soustraction, je suis arrivée au bon résultat, au centime près, Marie aurait été fière de moi.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH!!!!!! (jouissance inoubliable qui tient à peu de choses en fait, juste quelques chiffres sur du papier).

- Maman, tu sais quoi : j'ai réussi ! Mon rapprochement bancaire a atteint la perfection !!!
- Je ne sais pas de quoi tu parles, mais je suis très contente pour toi !

Evidemment, les autres ne peuvent pas comprendre. Je suis la seule à avoir été touchée par l'illumination des nombres. Et bon dieu, que c'est bon !

par Le cochon dingue publié dans : Cochon en agence
Vendredi 16 mars 2007
Et oui, 2 posts le même jour, ce n'est pas courant. Mais il m'est arrivé un truc horrible. J'essayais d'envoyer mon boulot à un commercial trop sympa et super cool (vous comprendrez pourquoi j'insiste sur ces points). Par mail c'était trop lourd et je n'avais pas accès au mot de passe de sa boîte pour lui mettre sur son ftp, il ne restait plus que msn messenger.
On se connecte et il commence à faire le transfert. Sauf qu'à un moment, il me lance :
- Le cochon dingue, c'est quoi ça le cochon dingue ? Ah mais c'est ton blog, hahaha !
- Nooooon, tu n'as pas à regarder, c'est perso, c'est juste pour mes amis !

La cata... J'avais oublié que sur msn, je mets toujours l'adresse de ce blog. Sauf que si je me fais appeler le cochon dingue, c'est bien pour une raison (je vois que j'en déçois certains qui pensaient que c'était mon vrai nom). Il ne faut absolument pas que mes clients ou collègues tombent dessus sinon ils liront toutes les horreurs (néanmoins véridiques) que je dis sur eux.

Alors je viens de relire tous mes articles... Je n'ai pas envie de me censurer non plus, mais je ne veux blesser personne. Parce que je les aime bien en fait, tous autant qu'ils sont. (sauf le graphiste freelance qui n'a pas voulu m'aider sur photoshop).
Donc voilà, si jamais tu lis ces lignes, toi qui es tombé par hasard là où il ne fallait pas, sache que je t'apprécie beaucoup et que je t'apprécierais encore plus si tu ne divulgues pas cette info à toute la boîte. Merci. Tu sais, je fais de très bons gateaux au chocolat et je peux même te repasser tes chaussettes le week end, mais s'il te plaît : chuuuuutt.
par Le cochon dingue publié dans : Cochon en agence
Vendredi 16 mars 2007
Comme je le disais dernièrement, il y a un taux très élevé d'alcoolisme et de suicides chez les graphistes freelances. C'est normal, nous travaillons seuls la plupart du temps et quand nous bossons en agence, nous ne sommes jamais considérés comme faisant partie de la maison. D'où notre sentiment d'être apatrides professionnellement.
Pourtant, de temps en temps, on croise un autre freelance qui souffre de la même solitude et alors peut s'installer une belle amitié à partir de liens affectifs très forts :
"C'est quoi ton tarif journalier ? Ah ouais... Pas moi. Non, je suis payé beaucoup plus, mais je ne te dirai pas combien".

En fait, il y a des cons partout, même chez les freelances. Il y en a un par exemple que je croise très souvent. Un jour je lui demande :
- C'est super chouette ce que tu fais ! Comment t'as réussi cet effet sur photosphop ?
- Oh, c'est très simple...
- Ah ouais, tu peux me montrer ?
- Je ne me rappelle plus comment j'ai fait...

Ok... Ca calme direct. C'est sympa l'entraide... Ah mais c'est vrai, j'oubliais, nous sommes concurrents ! Tout s'explique.

Heureusement, dans cette jungle, je me suis fait des potes. Une fille très cool et un charmant jeune homme. Je vous préviens tout de suite, entre le début et la fin de mon histoire, il n' y a aucun rapport, je préfère que vous le sachiez.

Le mec en question est beau, galant, musclé et gentil (oui, ça existe). Hier, on est allé manger au resto tous les 3 et on a commencé à parler de choses un peu plus intimes que la compta  et le formulaire 2035.
Et toi Cochon, t'as un mec ? Oui et toi ? Pareil.
On se tourne alors vers notre pote :
- Et toi alors ?
- Moi aussi j'ai un mec.
...
...
...
Gros silence gênant. J'ai vraiment rien contre les homos mais là, mon cerveau a buggé. Pourquoi fallait-il que lui qui était si beau, si courtois, trop bien foutu, tellement intelligent, soit un homo, non mais je vous le demande ! Vous me direz que je devrais m'en foutre puisque je ne suis plus sur le marché, mais quand même, ça m'éneeerrrveu.
Pendant ce temps, Marie essayait de faire bonne figure, parce qu'elle aussi était sous le choc. Alors, t'es avec lui depuis longtemps ? Vous vivez ensemble ?

Plus tard, elle est venue me voir.
- C'est dingue, je ne m'y attendais pas. T'as vu, on n'arrivait plus à parler après ça. T'avais deviné qu'il était gay ?
- Oui, bien sûr, ce n'était pas normal qu'il resiste à mon charme torride.

Ouais, c'est bon, vous n'allez pas me reprocher de me la péter un peu de temps en temps...
N'empêche, le coup a été dur... Lui, homo, quel gachis, c'est vraiment trop triste.
(Je vous avais bien dit que la fin n'aurait rien à voir avec le début).
par Le cochon dingue publié dans : Cochon en agence
Mardi 13 mars 2007
Ouhouuuuuuuu…

Par une nuit sans lune, sans croissant et sans pain au chocolat, un mouton vert parce qu'il s'était trop roulé dans l'herbe en désobéissant à sa mère, n'arrivait pas à trouver le sommeil.

Grrrrr…

C'était le canard boiteux du troupeau. C'est vrai qu'il ressemblait à un canard, surtout ses oreilles. Mais pensait-il, je ne suis pas vraiment boiteux, je cours très bien dans la prairie, je vais même plus vite que le chien. Il aurait voulu leur montrer à tous les autres, ces brebis galeuses, tous ceux qui se moquaient de lui à cause de ses oreilles de canard, qu'il était mieux qu’eux, plus fort, et plus courageux.

Croc croc croc

Pas de soleil, pas de lune, pas d’étoiles, boycott général. La nuit attendait ses hôtes, tournait en rond et campait sur ses positions.
Le mouton vert essayait de dormir mais il repensait à sa journée. Il n’avait jamais aimé l’école. “Je ne comprends rien au phénomène de mastication de l’herbe grasse sur l’organisme, ni à la psychologie du berger allemand autoritaire”. Il repensait au sujet de sa dissertation : “l’agneau de Dieu et la chèvre de monsieur Seguin, figures emblématiques de notre époque”. Il avait alors réalisé l’ampleur du vide cosmique de sa pensée.
Lui, il voulait s’amuser. Il était encore trop tôt pour réfléchir aux choses graves.

Miam miam

Son peuple était en guerre, mais ça ne le concernait pas.
Chaque nuit l’ennemi était aux portes de la bergerie. Chaque nuit, à pas de loup, le monstre se glissait entre les siens.
Personne ne bêlait mot. On s’étonnait faussement des disparitions, on parlait de fugues et d’enlèvements extraterrestres, mais il était incongru de parler de loup.
Notre mouton avait quelques idées pour mettre fin à l’amenuisement régulier de sa famille.
Il avait même un plan de défense. Le troupeau devait se regrouper en formant une masse compacte qu'on pourrait de très loin confondre avec un énorme mouton aplati.
Cette ruse très fine portait le nom de code : god bless the innocent victim of tragedy international of mondial theory of elimination of poor brebis, résumable en GBTIOTIOMTOEOPB.
Notre mouton avait même pensé perfectionner ce projet, il comptait peindre ses compagnons en vert pour qu'ils se confondent avec la prairie. Mais occupé à s’amuser, il n’en avait jamais parlé.

Cronch, cronch, cronch

Il était trop tard maintenant, son plan tombait à l’eau et lui tombait de haut.
aïe, aïe, aïe
Le mouton vert virait au rouge.
Le loup sur lui croqua une dernière fois.
Et puis plus rien. Juste la nuit sans lune, sans croissant et sans pain au chocolat.

Ouhouhouuuuuh

par Le cochon dingue publié dans : Nouvelles
Mardi 13 mars 2007
Il est l'heure de faire le bilan. Bientôt je fêterai mon 100eme article. A la base, j'avais créé ce blog pour me remettre à l'écriture et diffuser mes nouvelles. Mais en fait, avec le temps, je n'osais plus, sans doute par peur du plagiat de mon incommensurable talent. La rubrique "Nouvelles" reste désesperemment vide, alors pour vous faire plaisir dans mon prochain post, je mettrai la 1ere histoire que j'ai écrite il y a quelques années. Je suis sûre que celle-là, personne ne va me la piquer...
Dans le temps, quand je croyais encore que j'avais un minimum de volonté, je comptais en faire un livre et dessiner les illustrations, mais c'était sans compter ma flemmardise légendaire.
A la base, il s'agissait d'une histoire pour enfants, mais je pense que je n'aurais aucun succès avec et que j'aurais plutôt des hordes de parents menées par Brigitte Bardot m'accusant de propos violents à l'encontre de moutons innocents (rien à voir avec l'Aid al Kebir, rassurez-vous). Mais je vous laisse en juger...
par Le cochon dingue publié dans : Cochon dingue
Lundi 12 mars 2007
C'était la guerre des tranchées. Cachée derrière mon écran, j'épiais mon ennemi et m'apprêtais à lui lancer un missile longue portée pour toute nouvelle tentative d'allumage de clope.
La casque sur les oreilles, j'avais décidé de ne plus copiner avec les autres.
Jonathan le goéland est entré avec une fille de 20 ans environ, qu'il a présenté à tout le monde. Ca aurait pu être sa fille, je sais qu'il a des gamins de cet âge.
Comme le bureau était assez calme pour une fois, j'ai enlevé mon casque et j'ai arrêté de jouer à l'associale.
Un directeur commercial s'est pointé devant le goéland.
- C'était qui la fille avec toi ?
- Ma future stagiaire de cet été
- Tu aurais pu nous présenter...
- Oh, t'inquiète, elle sera là pour 2 mois, tu auras tout le temps de lui faire visiter ton bureau et de lui faire péter la rondelle. HAHAHA HAHAHA HAHAHA (rire gras)

... Ok, super fin... Je remets mon casque, ça vaut mieux... Au secours Emilie Simon, nous sommes les seules filles ici, il faut rester fortes ! Heureusement la musique adoucit les moeurs, au bout d'une heure je suis calmée, j'enlève mon casque. Un bruit de voiture qui essaye desespéremment de démarrer me casse les oreilles.
Euh, c'est intéressant comme son. Qu'est-ce donc ? Ah, de la techno allemande... vouivouivoui... C'est dans ces cas-là qu'on peut dire "Vive l'Europe !". La voiture toujours empêtrée dans 1 mètre de boue, se meurt dans un dernier râle alors que je soupire de soulagement, mais c'était sans compter les marteaux piqueurs qui reprennent leur ouvrage et le Goéland qui commence à se trémousser et à taper des pieds et des mains en rythme. C'en est trop pour moi. Emilie Simon me revoilà.

A la fin de la journée, je coupe le son.
- Hahaha, hahaha, hahaha, dilater l'anus, hahaha
Ai-je besoin de préciser qui était en train de rire comme ça... Pitié, est-ce qu'il existe quelque part des gens normaux avec qui je pourrais travailler en paix ? Je me sens tellement seule...
par Le cochon dingue publié dans : Cochon en agence
Mardi 6 mars 2007

Cochonator : le 1er robot entièrement humain.

par Le cochon dingue publié dans : Cochon en agence

Des Hamsters et des hommes
Recommandé par des Influenceurs

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