Avait-on vraiment mérité cela ? Pourquoi une telle punition ? 1h30 devant le pire des navets du monde : "Le retour des tomates tueuses".
Au départ la soirée promettait d'être bonne. Nous étions 6 copains réunis pour fêter Halloween, pardon "Samain" la fête païenne celtique qui n'a rien à voir avec l'autre fête purement commerciale
en provenance directe des Etats-Unis. Enfin, cela ne nous empêchait pas de nous goinfrer de bonbons chimiques en forme d’œil sanguinolent ou de crâne fracassé à la hache.
Deudeu nous avait promis un film qui fait bien peur, et j'avais espéré du super gore avec des tripes, des giclées de sang et des éviscérations à la tondeuse. Mais que nenni, il nous a sorti une
vieille cassette usée par les années, avec un vieux son pourri à la K2000, que tu ne sais même pas si c'est fait exprès ou si c'est la bande qui part en couille.
Un film avec 5 comédiens qui changent de rôle en cours de route, un budget de 30 dollars, des décors en carton pâte, et une tomate velue, petite fille d'un mogwai et d'une fraise tagada.
Misère...
La politesse voulait qu'on ferme notre gueule, alors on a regardé sagement les figurants fuir une tomate géante qui avait le pouvoir de se transformer en Rambo. Au début du film, Georges Clooney
(avec beaucoup de cheveux) a lancé une pâte à pizza en l'air, qui est retombée sur sa tête à la fin du film. Concept.
On pourrait se demander ce que Georges Clooney venait faire dans cette galère (Georgie, tu m'as beaucoup déçue), mais c'est la seule question digne d'intérêt qu'on peut se poser en regardant la
pire merde jamais sortie des studios d'Hollywood (même Ed Wood en aurait honte).
Les secondes s'éternisaient en minutes et en heures, mais seule Lili osait dire que ça devenait un tantinet longuet. Melo ronflait déjà et moi j'abandonnais la lutte en mangeant des dents de
vampires et des pieds coupés à la tronçonneuse. Bref, l'éclate totale.
Dans le film les acteurs avaient une peur bleue des tomates, et ne mangeaient que des navets. Et même si V.T (la tomate velue) était bien mignonne, je sentais comme eux monter en moi une allergie
au légume rouge et à tous ses dérivés : AH ! Du ketchup ! Vite fuyons !
C'est donc avec un plaisir non-dissimulé que nous avons pris congé, nous promettant de fuir pour toujours les potagers ou les rayons légumes au supermarché.
Depuis, la vie n'est plus tout à fait la même, mais finalement on s'habitue à être carnivores et spaghettivores.
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